LE POLLET | 09/09/2010

Coup dur aux Chantiers Allais

AllaisLa fermeture des Chantiers Allais est irrémédiable. Les vingt-trois salariés du site de Dieppe ne se font plus d’illusions. La table ronde organisée le 8 septembre entre la direction et les salariés en présence de représentants de la Ville et du Syndicat mixte du port n’a rien vu évoluer.

François Allais, le PDG des Chantiers Allais, a réaffirmé sa décision en insistant sur le fait que la mobilisation intervenait trop tardivement. Pour lui, c’est entre 2003 et 2005, lors de l’ouverture d’une unité à Cherbourg qui emploie aujourd’hui une centaine de personnes, qu’il aurait fallu accompagner le développement de sa société de construction navale sur le port de Dieppe. Car si les politiques en place ont changé, la situation au regard de la réduction des commandes ne laisse guère d’alternative au chef d’entreprise selon lequel les frais de structure de Dieppe pourraient mettre toute sa société en péril.

Même s’ils s’attendaient à cette issue depuis le licenciement de douze de leurs collègues en janvier dernier, les salariés se sentent « abandonnés », comme l’explique Christophe Legagneur. Résignés, ils terminent leur dernier surfer, ces bateaux rapides, spécialité des Chantiers Allais, qui servent au ravitaillement des plateformes offshore.

Pour l’heure, aucun d’entre eux n’envisage d’aller travailler à Cherbourg, comme le leur propose François Allais. Installés à Dieppe, ils n’imaginent pas un déménagement. Surtout, au-delà de la prime mensuelle de 1000 euros qui leur serait octroyée pendant un an, ils craignent pour la pérennité du site de Cherbourg.