Une enveloppe de 120 000 euros est budgétée par la Ville de Dieppe pour réaliser des aménagements sur le marché aux poissons sur le site des Barrières. « Nous envisageons d’installer des bornes d’alimentation en eau et en électricité, des bornes d’accès… pour rendre le site plus accueillant et garantir un très haut niveau d’hygiène », indique Lucien Lecanu, adjoint au maire en charge du Développement économique et portuaire. Un projet né suite à la réticence des patrons des bateaux de petite taille - les seuls autorisés à vendre directement le produit de leur pêche côtière aux Barrières - de se déplacer de l’autre côté du pont Ango pour rejoindre la halle aux poissons en cours de réalisation par le Syndicat mixte du Port de Dieppe sur le quai Trudaine. « Ces aménagements ne sont pas en opposition avec l’espace de vente directe des produits de la mer du SMPD, assure Lucien Lecanu. Ils sont complémentaires ».
Comme nombre de professionnels et de clients, Dieppois ou visiteurs, l’élu est très attaché à l’aspect attractif des Barrières : « C’est une partie de l’identité de Dieppe et soixante-dix emplois ! Sans vouloir opposer les types de pêche, la vente aux Barrières, c’est une sorte de label ». Un dernier argument mis en avant par les pêcheurs. « Nous ne vendons pas le même poisson que celui qui sera proposé quai Trudaine. Ni les mêmes quantités. Nous, on fait beaucoup de poisson plat et surtout du poisson de saison que l’on pêche devant nos côtes, sur des marées de 24h maximum », explique Robert Leprince, patron-pêcheur du Princesse des mers.
« Les clients aussi sont attachés aux Barrières, fait remarquer Stéphane Mallet, armateur du Colbert et du Notre-Dame du Verger. Les aménagements prévus amélioreraient nos conditions de vente et l’accueil du public ». Cette initiative crée d’ailleurs une véritable émulation, puisque les douze pêcheurs qui vendent aux Barrières se sont concertés pour moderniser leurs installations. « Par exemple, nous prévoyons de tous remplacer nos étals par du matériel isotherme », indique Stéphane Mallet.
Cette opération, d’un montant de119 600 euros TTC, sera financée à hauteur de 50 000 euros par la réserve parlementaire, à l’initiative de François Autain, sénateur de Loire-Atlantique membre du Parti de Gauche.