Produit-phare célébré chaque année en compagnie de la coquille Saint-Jacques, le poisson fumé dieppois attire toujours autant les foules. Les 19 et 20 novembre, avec le beau temps en prime, le quai Henri IV a véritablement été submergé par une vague humaine. De quoi être serré comme des harengs en caque.
Tandis que les fumées s’élèvent devant les façades colorées du quai Henri IV éclairées par une belle lumière automnale, l’odeur du clupéidé grillé imprègne les vêtements des milliers de visiteurs. Une odeur alléchante qui ouvre forcément l’appétit.
Pour faire brûler d’envie les promeneurs, les vendeurs de hareng n’ont guère besoin d’utiliser la criée. La fumée de leurs grillades suffit. Comme des signaux de fumée, comme le faisaient les Indiens pour communiquer. A la fin de ce week-end festif, les fumées s’estompent peu à peu dans la ville. Les braises s’éteignent sur l’édition 2011 de la Foire aux Harengs et à la coquille Saint-Jacques. Mais l’identité maritime de Dieppe, elle, ne s’éteint jamais. Au sein des associations, sur les terrasses, sur les trottoirs ou dans les quartiers… le hareng grillé rassemble. A l’année prochaine.