En juin 1988, cinq collectivités (Dieppe, le SIADE d’Envermeu, le Syndicat de collège d’Auffay, la commune d’Arques-la-Bataille et celle de Rouxmesnil-Bouteilles) regroupant 48 communes fédéraient pour former le Syndicat pour le Développement de l’Enseignement Musical en Pays Dieppois (SYDEMPAD).
Leur but : créer un ambitieux pôle de musique dans la région dieppoise, faire de la petite école de musique municipale fondée en 1936 un centre de formation incontournable. Le Conservatoire Camille Saint-Saëns était né. Lors de sa première année, il formait déjà 987 élèves.

A sa fondation, le conservatoire ne s’occupait que de musique. La danse a fait son entrée en 1997 et le théâtre en 2006. L’extension territoriale du syndicat a été progressive jusqu’à l’explosion due au succès du Plan Musique à l’école, à la rentrée scolaire de 1999 qui a généré l’adhésion de nouvelles communes (Hautôt-sur-Mer, Longueville-sur-Scie…). Depuis, son expansion géographique n’a jamais cessé si bien qu’à présent 86 communes font parti de ce syndicat. Au total le territoire du conservatoire englobe plus de 82 000 habitants et s’étend sur 36 km au sud et sur 17 km au Nord-Est de la capitale.
Si la majorité des cours des enseignements artistiques spécialisés ont lieu à Dieppe, il existe 4 antennes sur le territoire, qui garantissent un enseignement de proximité : Arques-la-Bataille, Tôtes, Envermeu et Longueville-sur-Scie. Depuis 2006-2007 et la mise en place d’une restructuration de l’enseignement dans ces quatre antennes grâce à la prise en charge de la formation musicale par des intervenants en milieu scolaire, on note une forte croissance des effectifs en secteur rural, plus précisément sur l’antenne de Tôtes.