En réponse à l’annonce de la nouvelle carte scolaire, un rassemblement s’est tenu le 18 février à Dieppe. Syndicalistes, enseignants, élus et parents d’élèves ont tous dénoncé les nouvelles suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine, que ce soit dans le 1er (maternelles et élémentaires) ou le 2nd degré (collèges et lycées).
Face aux huit fermetures de classes annoncées dans les écoles primaires dieppoises et aux refus d’ouverture d’une classe à l’école maternelle Triolet ainsi qu’à l’école élémentaire Desceliers, les manifestants et syndicats n’ont pas manqué de marquer leur désapprobation.
« On est en train d’hypothéquer l’avenir et des élèves vont rester sur le carreau : c’est navrant et révoltant ! », a déclaré Marie-Luce Buiche du SNUipp/FSU. Six des huit fermetures concernent des établissements en Zone d’éducation prioritaire (ZEP). « On assiste à une volonté manifeste d’enlever des moyens à ceux qui en ont le plus besoin, c’est inacceptable ! », a martelé Hervé Basire de la CGT Educ’action 76.
Dans le second degré, les suppressions de postes sont également importantes en Seine-Maritime : 54 dans les collèges et 22 dans les lycées généraux. Et dans les lycées professionnels, ce sont 105 postes qui sont menacés dans l’Académie. Tous ces chiffres se traduisent par l’impossibilité de dédoubler les classes, par des non-remplacements de professeurs et des conditions d’enseignement plus difficiles… « Il y a une remise en cause de la qualité de l’apprentissage des élèves », s’insurge Pascale Lavieuville de la SNEP/FSU.
À la suite de cette première journée de mobilisation, des opérations de blocage des écoles s’organise cette semaine, en maternelle (Sonia-Delaunay et Valentin-Feldmann) et en élémentaire (Sonia-Delaunay, Paul-Bert, Broglie, Desceliers et Ferry). Et le 21 février, au cours du CTSD (Comité technique spécial départemental), l’Inspecteur d’Académie est revenu sur la fermeture de classe à l’école maternelle Feldmann et a accordé l’ouverture d’une classe pour la maternelle Elsa Triolet. Des mesures « insuffisantes », selon Sébastien Léger. Le président de la FCPE 76 « appelle l'ensemble des parents à continuer à se mobiliser pour faire reculer l'inspecteur d'académie et le gouvernement, promoteur de cette scandaleuse carte scolaire. »
Les courriers du Maire envoyés à l'inspecteur d'Académie.