LE POLLET | Actualité | 05/02/2010

Opération “école morte” au Pollet

Pollet-ecoleLes enseignants des écoles Michelet et Vauquelin au Pollet ont décidé d’organiser une journée "école morte" le jeudi 4 février. Cette opération organisée quelques jours avant le début des vacances scolaires est une façon de montrer les inquiétudes grandissantes concernant d’éventuelles fermetures de classe qui pèsent sur ces deux établissements.

En raison des élections régionales des 14 et 21 mars, le Conseil départemental d’éducation locale qui se réunit chaque année en décembre et en février ne pourra se réunir qu’en avril. Ce report interpelle les enseignants et les élus qui craignent l’annonce tardive de mauvaises nouvelles. Pour anticiper cela, les écoles Michelet et Vauquelin ont souhaité mobiliser parents d’élèves et élus.

A l’heure actuelle, quatre-vingt-six élèves sont inscrits pour la rentrée 2010 à l’école Michelet et répartis en cinq classes. Une des cinq classes pourrait être supprimée d’ici la rentrée si le nombre d’élèves inscrits n’augmente pas. Pour pallier cette suppression, une classe à deux niveaux serait donc créée. Une conséquence lourde pour l’école, mais surtout pour les enfants en difficulté. Les enseignants ont en effet moins de temps à leur consacrer et ne peuvent pas dans ces conditions constituer de petits groupes de travail. Autre conséquence : les parents, qui apprécient généralement peu les classes à deux niveaux, préfèrent inscrire leurs enfants dans un autre établissement.

La maternelle Vauquelin est elle aussi menacée avec une prévision d’effectifs de cinquante-six élèves l'an prochain pour une capacité d'accueil de quatre-vingt-dix. Si cette fermeture se concrétisait, il ne resterait que deux classes et cela ne permettrait plus d'accueillir les enfants de deux ans.

Sébastien Jumel s’est rendu sur place. Le maire de Dieppe a félicité enseignants et parents d’élèves pour cette initiative et s’est engagé à contacter l’Inspection académique pour faire part des inquiétudes concernant l’avenir de tout un quartier, « l’école étant un véritable facteur de cohésion sociale », a-t-il souligné.

Des propositions permettant de renforcer l’attractivité des deux écoles ont été faites, notamment l’organisation d’un sondage auprès des parents sur la mise en place d’une garderie commune aux deux écoles le matin et le soir.