Les parents d’élèves de l’école maternelle Sonia Delaunay se mobilisent afin d’éviter la suppression d’un poste d’enseignant. La commission d’attribution des postes du Centre départemental de l’Education nationale qui siègera juste après les élections régionales ne présage rien de bon. Pour montrer leur inquiétude, les parents d’élèves occupent l’école, sans toutefois perturber le fonctionnement des cours.
En cas de suppression de poste, le nombre d’enfants par classe dépasserait le seuil des vingt-cinq élèves préconisé dans un établissement classé en zone d’éducation prioritaire. «La fermeture d’une classe remettrait en cause la scolarisation des moins de trois ans, si importante pour l’épanouissement des enfants dans un quartier où de nombreuses familles sont en difficulté», souligne Michelle Delamarre, directrice de l’école maternelle Sonia Delaunay. Actuellement vingt-quatre enfants de moins de trois ans fréquentent la maternelle dans un quartier où trente-neuf enfants de deux ans seraient susceptibles d’être scolarisés à la rentrée prochaine.
Sébastien Jumel, accompagné de Christelle Gillet et Michel Duthuit, conseillers municipaux habitant au Val Druel, est venu soutenir les familles. Il s’est félicité de la capacité de résistance de la population du Val Druel. En tant que vice-président du Conseil général, chargé de l’Enseignement, il a affirmé qu'il pèsera de tout son poids pour éviter des suppressions de postes dans les quartiers les plus en difficulté. La vigilance reste cependant de mise étant donné les 16 000 suppressions de postes d’enseignants envisagées par le gouvernement à l’échelon national.
La semaine prochaine le mouvement pourrait s’étendre à l’école primaire Sonia Delaunay, également menacée de suppression de classe. Affaire à suivre.