Actualité | 02/09/2009

« Ne jamais capituler devant l’inacceptable »

Medailles-pieters«Je tenais à te remercier de tout ce que tu as donné afin que notre pays deviennent un pays indépendant et pour que les Français bénéficient des droits qui sont les leurs». C’est avec ces mots qu’André Duroméa, ancien député maire du Havre et franc-tireur comme lui, a remis à Charles Pieters les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur le 1er septembre, 65 ans après la libération de Dieppe.

«Je suis fier qu’à travers ma personne, on reconnaisse le rôle du Parti communiste français, mon parti, dans l’organisation de la lutte contre l’envahisseur et ce bien avant juin 1941» C’est avec émotion que Charles Pieters a conclu son discours dans lequel il a évoqué les premiers faits de résistance à Dieppe dès 1940, son arrestation puis son évasion de prison mais aussi l’exemple de son frère, mort en Espagne dans le combat contre le franquisme. Déporté à Buchenwald en mai 44, Charles Pieters y participa à organiser la libération du camp, aux côtés de Marcel Paul.

Militant syndical, aux responsabilités municipales de 1971 à 1983 aux côtés d’Irénée Bourgois, toujours engagé dans la vie associative, Charles Pieters milite encore aujourd’hui au sein de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes) et de l’association Buchenwald Dora pour que jamais ne se reproduise la barbarie nazie.

Les secrets de cet engagement contre le nazisme tiennent peut-être dans cette expression de Sébastien Jumel, le maire de Dieppe, qui a noué la cravate de commandeur de la Légion d'honneur autour du cou de Charles Pieters  : «la vie de Charles, c’est la vie de combat et de lutte d’un homme qui ne capitule jamais dans l’inacceptable et reste ancré dans le présent».

Plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux jeunes particulièrement émus lors de son discours, ont assisté à la cérémonie organisée dans les salons de l’Hôtel de Ville en l’honneur de Charles Pieters.