Afin de protester contre les suppressions de postes et les fermetures de classes programmées pour la rentrée prochaine, une manifestation a été organisée le 10 février à l’appel des syndicats enseignants (FSU, Sgen-CFDT, Unsa, CGT Educ’Action, Sud Education) appuyés par les étudiants (Unef) et les parents d’élèves (FCPE). Les enseignants grévistes des établissements scolaires de Dieppe et de sa région se sont réunis sur le pont Ango pour exprimer leur mécontentement et leurs craintes face à cette "casse" de l’Education nationale.
Soutenu par les élus de la majorité municipale, ce mouvement de grève a mobilisé nombre d’enseignants du premier (écoles maternelles et élémentaires) et du second degré (collèges et lycées), des élèves, mais également des parents d’élèves, tous inquiets de ce « massacre » organisé du service public de l’éducation. Michel Mich, de la CGT Educ'Action 7627, a par exemple dénoncé l’absurdité de ces annonces de suppression de postes dans l’Académie de Rouen. « On va demander à des collègues de disparaître et à d’autres de faire des heures supplémentaires, s’est insurgé cet enseignant à l’Emulation dieppoise. Je propose à mes collègues de refuser ça ! »
À cette occasion, une salle de classe, avec tableau noir, tables et chaises d’écoliers, a été reconstituée en « symbole de ce qui ne sera plus », selon Claire Guéville, du Snes-FSU. Des enseignants se sont relayés pour inscrire sur ce tableau noir le nombre de postes supprimés ou d’heures de cours retirées pour chacun de leur établissement. Puis, ils ont pris successivement la parole sur l’estrade afin de faire un point, école par école.
À la fin du rassemblement, l’ensemble des participants ont appelé à continuer la lutte dans les prochaines semaines. « Ce n’est qu’un début, a harangué Sébastien Léger, président de la FCPE 76. Lors de la manifestation nationale du 19 mars prochain, il faudra se mobiliser pour être encore plus nombreux ! »
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