Actualité | 30/09/2009

Inquiétudes chez Cegelec : le Maire interpelle le Préfet

Cegelec-photos-havre-libreLe Maire de Dieppe a adressé un courrier au Préfet de la Seine-Maritime le 29 septembre, au sujet de la situation de l’entreprise Cegelec. Suite à sa rencontre avec les salariés et leurs représentants syndicaux – qui lui ont exprimé leurs inquiétudes sur l'avenir du groupe, racheté en 2008 par un fonds souverain du Qatar et cédé à peine un an après à Vinci – Sébastien Jumel demande au plus haut représentant de l’Etat sur le département d’intervenir « pour que les discussions qui ont lieu actuellement », entre la direction du groupe et les salariés, « permettent une issue positive sur la base des revendications des salariés ».

Le personnel, à une très grande majorité, y compris celui du site de Dieppe, a en effet décidé depuis lundi matin un mouvement de grève illimité pour obtenir la satisfaction de ses revendications et des informations sur la stratégie industrielle du groupe au vu de son rachat par le groupe Vinci. Car Cegelec, ex-filiale d'Alcatel et d'Alstom, a été revendue trois fois depuis 2001. « A chaque fois, les salariés ont subi des restructurations, des mutations, des licenciements et donc la perte des compétences historiques de Cegelec », souligne Sébastien Jumel, qui explique comprendre « leurs inquiétudes sur cette nouvelle opération financière alors que la direction avait affirmé, au moment de la vente en 2008, qu'il s'agissait d'un gage de stabilité sur le long terme ! »

Les inquiétudes des salariés apparaissent d’autant plus fondées que dans le même temps, la direction, sans discussion ni négociation, remet en cause le paiement du trajet domicile-chantier ainsi que la gratification ancienneté 25-38 ans, la prime de médaille du travail pour 20 ans et 30 ans de service. En clair, ces mesures, si elles étaient appliquées au 1er janvier 2010, représenteraient en moyenne une perte de 150 euros par mois pour chaque salarié.