Charles Pieters, ancien résistant déporté et ancien adjoint au Maire de Dieppe, s’est éteint le 20 janvier. Un hommage public lui sera rendu le mercredi 26 janvier à 18h dans les salons de l’Hôtel de Ville. A cette occasion, des gardes d’honneur auront lieu à partir de 17h. Par ailleurs, des registres de condoléances seront à la disposition de la population à partir du lundi 24 janvier dans le hall de l’Hôtel de Ville et les obsèques auront lieu le jeudi 27 janvier à 10h au cimetière du Pollet.
Né à Dieppe le 24 décembre 1914, syndicaliste dès son entrée dans la vie active, membre du Parti communiste dès 1932, il est profondément marqué par la disparition de son frère pendant la Guerre d’Espagne et rejoint la résistance dès juillet 1940. De 1940 à 1945, il multiplie les actes de résistance en tant que Franc-tireur et partisan français.
Déporté à Buchenwald en 1944, il participe à l’insurrection du camp. Homme généreux et altruiste, profondément antifasciste, Charles Pieters n’était pas anti-Allemand, et s’est engagé au sein de au sein de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes) et de l’association Buchenwald Dora pour que jamais ne se reproduise la barbarie nazie.
De 1971 à 1983, il est élu municipal au sein de l’équipe d’Irénée Bourgois dont il sera le premier adjoint. Avec son épouse Augusta Pieters, il s’implique alors fortement dans la vie culturelle et sportive. De cette époque datent la Maison Jacques Prévert, le gymnase Léon Rogé…
Pour cette implication dans la vie locale et ses faits de résistance, Charles Pieters a reçu l’insigne de Commandeur de la Légion d’honneur le 1er septembre 2009.
Ancien boxeur, Charles Pieters était selon les mots de Sébastien Jumel « de ceux pour lesquels la lutte était une précieuse nécessité, de ceux qui ne capitulent pas devant l’inacceptable, tout en étant ancré dans le présent ». Et pourtant il disait avoir vécu une vie simple. Une vie qui avait rejoint celle de Dieppe, qu’il a marquée d’une empreinte indélébile. La Ville s’associe au chagrin de la nombreuse famille qu’il a fondée.